NOS ACTUALITÉS

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L'ATC, vous propose un programme sur la thématique "Nanoparticules".

2 jours de formations, pour tout savoir sur les usages, les bénéfices, les risques toxiques et la prévention des nanoparticules.

Cette formation peut être réalisée en intra-entreprise, sur Paris ou sur Bordeaux.

Contactez-nous pour un devis : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Rares sont les français qui n’ont pas entendu parler du Lévothyrox, surtout depuis mars 2017, date de son changement de formulation.


Il est vrai qu’il y a actuellement plus de 3 millions de patients qui sont sous traitement par cette hormone de synthèse.
Elle est naturellement secrétée par la Thyroïde, glande située à la base du cou et que beaucoup surveillent avec attention, guettant tout changement de taille.
En effet, fin mars 2017 le gouvernement français, inquiet de l’instabilité dans le temps du Lévothyrox, médicament de la firme Merck-Cerano, a demandé au laboratoire allemand de modifier sa formulation.


Quelques mois après sa mise à disposition des patients, de nombreux signalements d’effets indésirables sont recensés par l’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments (ANSM). Actuellement, plus de 15 000 déclarations d’effets indésirables ont été enregistrées… chiffre loin d’être négligeable et qui continue d’augmenter.

Avec le Docteur Thierry Frémiot, l’un de nos membres actifs de l’ATC et Jean Ducret, physicochimiste, élément essentiel de l’ATC pour la réalisation de nos dossiers scientifiques, nous vous proposons, ce premier document.

Si vous n’êtes pas familier avec l’anatomie et la physiologie, les deux premiers chapitres vous feront découvrir la glande Thyroïde et ses moyens de communication, les Hormones thyroïdiennes. Tranquillisez-vous, il n’est pas indispensable d’être un chimiste ou un biologiste confirmé.

Grâce au troisième chapitre, nous espérons que vous y trouverez certaines réponses à vos interrogations et, pour certains à vos inquiétudes quotidiennes.
Ainsi, pourquoi le changement d’excipient, du Lactose, le Sucre du lait, par du Mannitol, un Polyalcool dérivé d’un autre Sucre, a entraîné chez de nombreux patients tant de désagréments.
Fait étonnant, ces effets indésirables peuvent conduire soit à une hypothyroïdie, soit à une hyperthyroïdie, un sacré mystère !


Quelques conseils utiles :

  • Pour les patients qui ne présentent pas de trouble important, il ne faut rien changer au traitement en cours.
  • Pour les personnes présentant des effets indésirables persistants, surtout ne pas arrêter brusquement le traitement, ce qui pourrait avoir des conséquences dramatiques. Consultez votre médecin qui pourra adapter au mieux votre traitement.

À ceux qui le désirent, en devenant des adhérents de l’ATC, ce dont nous vous remercions par avance, nous vous souhaitons une bonne et fructueuse lecture.

À bientôt pour le prochain document, qui va prendre en compte ce qui se passe au-dessus de nos têtes, où l’air dans certains milieux, ne serait pas aussi pur qu’on pourrait l’espérer.

Surtout n’hésitez pas à nous contacter pour donner votre sentiment sur ce premier dossier.

Chers amies et amis à bientôt de vous retrouver.

Paris le 20 janvier 2018
André PICOT
Président de l’ATC.

 

Télécharger le document : Le Lévothyrox

Nano RESP Forum 2018

Comment s’entendre sur des repères communs et bâtir un processus d’information pertinent sur les nanoproduits ?

Mardi 19 juin 2018, 14h-19h
LNE, 1 rue Gaston Boissier, 75015 Paris

Les citoyens sont troublés par les informations contradictoires à propos de la présence de nanoparticules potentiellement néfastes dans les aliments. Au-delà de la guerre des étiquettes, des controverses sur les risques, ce forum vise à comprendre les pratiques des acteurs de la chaîne de fabrication et de distribution des produits agroalimentaires, leurs difficultés et leurs besoins, et à examiner comment les associations et les pouvoirs publics peuvent coopérer avec eux pour produire des repères communs et structurer une information fiable sur les nanoproduits. La séance posera les fondations du processus constructif NanoAlim, ouvert à tous les acteurs.

Voir le programme en ligne


Forum gratuit, ouvert à tous
Pour vous inscrire :

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Forum NanoRESP

Collectif d'information et de discussion sur les nanotechnologies

www.nanoresp.fr

Depuis l’entrée en vigueur de Reach dans l’Union Européenne le 1er juin 2007, soit depuis 10 ans, quelles sont les avancées majeures, tant pour les entreprises que pour les travailleurs et le citoyens européens ?


Cette nouvelle règlementation vise à assurer une meilleure protection de l’Homme et de l’Environnement en obligeant l’Industrie Chimique à apporter des données toxicologiques et écotoxicologiques sur toutes les substances fabriquées ou importées à plus de 1 tonne/an dans l’Union Européenne, mais aussi en mettant en place des mesures de gestion des risques vis-à-vis des utilisateurs de ces substances (industriels, professionnels et grand public), mais aussi de l’Environnement (Air, Eau, Sol).
Le Législateur étant le garant de cette volonté de haut niveau de protection a également mis en place un système de contrôle et d’évaluation dont le but à terme est d’éliminer les substances les plus néfastes pour l’Homme et l’Environnement et de les remplacer par des substituts moins toxiques et écotoxiques.
Ce processus est loin d’être idéal car certaines substances chimiques sont en dehors du champ d’application de ce règlement (comme les polymères) mais également ne prend pas en compte les mélanges qui peuvent présenter des risques bien plus importants que les substances les composant prises individuellement. Néanmoins c’est un premier pas vers une meilleure protection, ce qui est sans précédent dans le monde de l’Industrie chimique.


1) Une meilleure connaissance des substances chimiques, de leurs propriétés intrinsèques et de leur toxicité potentielle.

La première étape est l’ Enregistrement des substances (le « R » de Reach) selon un calendrier bien défini avec trois dates clé :

  • 1er décembre 2010 pour les substances produites à plus de 1000 t/an mais aussi pour tous les CMR cat 1, 2 produites à plus de 1t/an et les très toxiques pour l’environnement produites à plus de 100t/an.
  • 1er juin 2013 pour les substances produites ou importées entre 100 et 1000t/an.
  • 1er juin 2018 pour les substances produites ou importées entre 1 et 100t/an.

Pour ce faire un dossier complet doit être déposé auprès de l’Agence Européenne des Produits Chimiques (ECHA) comportant :

  • L’Identification et la caractérisation de la substance concernée (1er challenge car bien souvent les substances sont complexes et il a fallu développer des méthodes analytiques spécifiques)
  • L’apport des données physico chimiques de cette substance (qui permettent de prévoir le comportement dans les organismes vivants et l’environnement).
  • L’apport de données toxicologiques et écotoxicologiques ( le nombre de critères à évaluer est proportionnel à la bande de tonnage dans laquelle la substance est produite/ importée).
  • L’apport de données sur le devenir de ces substances chez l’Homme (toxicocinétique, biotransformation, toxicodynamie) et dans l’Environnement (dégradation dans les différents compartiments, accumulation, persistance)
  • De toutes ces données découlent une Classification et un Etiquetage harmonisé qui permet de se conformer à la Règlementation CLP (la version Européenne du GHS – Global Harmonized System) ce qui permet de proposer une classification sur des critères validés par des tests (ce qui n’était pas forcément le cas auparavant, car en l’absence de données il n’y avait pas d’obligation de classification !).
  •   Une évaluation du Risque liée aux utilisations de la substance dès lors que celle-ci présente un Danger. Ceci est une nouveauté essentielle car auparavant on évaluait le Danger mais pas le Risque. Cette évaluation se fait en comparant les données liées au Danger et l’exposition des populations ce qui permet de déterminer si une utilisation est sûre ou non. La traduction de cette évaluation se fait par le développement de scénarii d’exposition pour chaque étape d’utilisation. Des outils de modélisation sont utilisés et certains sont dédiés à des voies d’exposition particulières (peau, inhalation par exemple). Si une utilisation n’est pas sûre elle doit être déconseillée. Le document servant à communiquer est la Fiche de Données de Sécurité Etendue (FDS-e). Les données pertinentes pour l’évaluation du Risque sont rassemblées dans le corps de la FDS (en 16 points) et les Scenarii d’Exposition sont inclus dans une annexe à la FDS. Elle doit absolument décrire les conditions d’utilisation et les mesures de gestion des risques associés. L’utilisateur doit s’y conformer (c’est une obligation). S’il utilise la substance dans d’autres conditions, il doit fournir à l’Agence (ECHA) sa propre évaluation du Risque.

Cette étape d’enregistrement permet d’avoir une meilleure connaissance des Dangers des substances, qui avant cette règlementation n’étaient pas identifiés.


De plus évaluer le Risque lorsque l’on est exposé à une substance donnée, connaitre les conditions et les mesures à respecter afin d’être en sécurité, sont un grand pas en avant sur la Gestion des Risques.



2) Contrôle des dossiers par l’ECHA et propositions de tests.

Au fil de ces 10 années les Autorités ont multiplié les contrôles et les contraintes, afin d’obliger les Déclarants à déposer des dossiers de bonne qualité.
Une attention particulière est portée sur l’identification des substances mais aussi sur l’utilisation qui est faite du « Read Across » c’est-à-dire de l’utilisation de données sur des substance similaires qui permettent de s’affranchir de générer de nouvelles données.

Dans les dossiers déposés pour de substances produites ou importées au-delà de 100t/an, des données sur la toxicité sur la Reproduction, la Génotoxicité sur plusieurs génération et la Cancérogenèse doivent être proposées si elles n’existent pas et c’est ECHA qui décide si elles doivent être générées ou non car elles nécessitent l’utilisation d’un nombre considérable d’animaux (ce qui est contraire à l’esprit de Reach). Si les Autorités estiment que la préoccupation est nulle les tests ne sont pas requis afin de limiter le nombre d’animaux sacrifiés.
Il y un exemple sur une substance qui a été enregistrée en 2013 et pour laquelle ECHA a demandé de faire un test de toxicité sur le développement prénatal chez le rat. Les substances similaires de cette catégorie ne présentaient pas de toxicité particulière et de ce fait nous étions confiants sur le résultat à venir. Cependant l’expérimentation a mis en évidence une toxicité sur le fœtus et ceci a conduit à une classification comme Reprotoxique cat.1B !
Par chance cette substance n’est utilisée qu’en milieu industriel et après vérification en interne comme chez les clients aucune femme n’a été exposée à cette substance.
Ceci pour illustrer que grâce à une meilleure connaissance des substances on peut mettre en lumière des dangers qui au départ n’étaient absolument pas envisagés et que s’appuyer sur des conclusions sur des substances similaires n’est pas toujours probant, voire très aléatoire.

3) La deuxième grande étape de Reach est l’évaluation (le « E « de Reach).

Il s’agit de l’évaluation des Substances. Les évaluations sont réalisées selon un calendrier précis, revues tous les ans basées sur des priorités, qui sont déterminées par les Etats Membres et l’ECHA.

Le champ des préoccupations est vaste et la priorisation porte sur différents critères :

  • Les Cancérogènes, Mutagènes, Toxiques pour la Reproduction avérés probables ou suspectés,
  • Les Substances Persistantes, Bioaccumulables, Toxiques (PBT) ou très Persistantes, très Bioaccumulables (vPvB) pour l’Environnement,
  • Les Perturbateurs Endocriniens probables ou avérés,
  • Les Sensibilisants cutanés ou respiratoires
  • Les substances dont les utilisations sont dispersées et touchant le grand public (utilisations dans de très nombreux domaines multipliant la variété des expositions),
  • Les très gros volumes produits dans l’Union.

De ce fait les Autorités se focalisent dans un premier temps sur les substances les plus préoccupantes et les plus utilisées. 

Ces évaluations sont très détaillées et les questions portent sur des points très précis, challengeant souvent les données utilisées et la pertinence de l’argumentation utilisée, pour conclure sur un Danger donné. La conclusion sur l’évaluation peut conduire à l’inclusion sur la liste des substances hautement préoccupantes (SVHC) qui est la première étape vers le processus d’Autorisation ou bien à des restrictions d’utilisation. Ceci peut permettre d’écarter des substances chimiques nocives non identifiées au préalable.

4) La dernière étape de Reach est l’Autorisation (le « A » de Reach)

L’Autorisation est le processus qui doit permettre de bannir les substances les plus préoccupantes et de ce fait de ne plus y exposer l’Homme et l’Environnement.

Le processus d’autorisation débute par l’établissement d’une liste de substances hautement préoccupantes qui est mise à jour deux fois par an. Ce sont les Etats Membres qui proposent l’inclusion de nouvelles substances mais aussi l’ECHA. Il s’agit principalement de substances CMR, PBT, vPvB, Perturbateurs endocriniens (comme mentionnés dans la partie Evaluation). Il y en a actuellement 174.
A partir de là une liste de priorité est établie et soumise à consultation publique. Les parties concernées peuvent apporter des informations concernant la préoccupation mais aussi de nouvelles données qui pourraient démontrer l’absence de danger ou de risque. Une revue est réalisée par les Autorités puis une décision est prise d’inscrire une substance donnée à l’annexe XIV de Reach (la liste des substances soumises à autorisation). Il y en a actuellement 43.
Il est vrai que l’on peut se demander si le processus est efficace aux vues des 43 substances listées en 10 ans par rapport au nombre de substances chimiques existantes et potentiellement préoccupantes.
Dès lors un processus assez long et coûteux commence. Chaque fabricant ou utilisateur d’une telle substance doit monter un dossier de demande d’autorisation dont une partie concernant un plan de substitution. La demande d’autorisation est sans seuil de tonnage.
Une demande d’Autorisation peut être rejetée et de ce fait la fabrication ou l’utilisation de la substance sera interdite.
L’octroi d’une Autorisation est temporaire (inférieure à 10 ans) car elle doit déboucher sur une substitution, dont le niveau de préoccupation est moindre voire nul.
Parmi les substances soumises à Autorisation on trouve des sels de chrome, de plomb, des phtalates, les nonylphénols ethoxylés. En revanche le Bisphénol A n’a pas encore été listé (mais il est sur la liste prioritaire des SVCH).

En termes d’avancées majeures, il semble que le premier bénéfice est une connaissance accrue des substances chimiques enregistrées grâce à la quantité d’information requise pour être autorisé à continuer à mettre sur le marché européen une substance donnée.
Le second est l’évaluation du risque et la mise en place de mesures visant à protéger les travailleurs et les consommateurs.
Le troisième même si l’Europe n’en est qu’au début, c’est l’élimination progressive de substances les plus dangereuses pour l’Homme et l’Environnement.
Le quatrième est qu’après le 31 mai 2018 toutes substances qui n’ont pas été enregistrées ne pourront plus être mises sur le marché au-delà de 1t/an. Il y a eu en 2008 environ 150000 substances pré enregistrées et au jour d’aujourd’hui moins de 18000 substances enregistrées.
Enfin, cette règlementation a inspiré d’autres pays hors de l’Union européenne, qui mettent en place des obligations similaires (comme la Corée du Sud ou la Turquie) ou qui s’en inspirent afin de renforcer leur propre législation (le Canada, la Chine, les Etats-Unis).
En revanche le bénéfice pour les Entreprises est partagé. D’un côté les coûts sont très élevés pour continuer son activité mais d’un autre côté elles ont gagné en sécurité par une meilleure connaissance de ce qu’elles fabriquent et une meilleure gestion du risque chimique. Il est trop tôt pour dire si l’image de la chimie s’est améliorée auprès des consommateurs.

Dans les années à venir, quels progrès peut-on attendre dans le domaine de la Prévention des Risques pour les travailleurs ?

Chaque Entreprise fabricant ou utilisant des substances chimiques doit s’approprier toutes les nouvelles informations disponibles grâce à Reach.
Il est vrai que le langage et les codes sont un peu différents de ceux pratiqués jusqu’à présent par les Services d’Hygiène et de Sécurité, mais l’objectif est le même : garantir un niveau de sécurité maximal pour les travailleurs.
Désormais pour chaque substance fabriquée ou utilisée présentant un Danger, est lié une évaluation du risque. On a donc à disposition des informations sur :

  • Dans la Fiche de Données de Sécurité (FDS) on dispose entre autre des DNEL’s ( Derived Non Effect Levels) et des PNEC’s (Predicted Non Effect Concentration), qui permettent de réaliser sa propre évaluation de Risque si besoin
  • Les propriétés physico chimiques
  • A travers les scenarii d’exposition, les caractéristiques du produit, la fréquence et la durée de l’utilisation, les conditions opérationnelles (ventilation, température, lieu etc…) et les mesures de gestion des Risques (recommandations , EPI), les estimations de l’exposition selon la voie d’exposition et par tache, l’outil utilisé pour l’évaluation du risque.

On peut imaginer que des VLE/VME soient validées pour de nouvelles substances ou qu’elles soient actualisées si nécessaires.
On pourrait s’attendre à l’amélioration de certains équipements, afin de limiter l’exposition comme des procédés en systèmes clos, des ventilations locales, l’automatisation de certaines tâches.
La Prévention des Risques passe aussi par de la sensibilisation et de la formation et grâce à toute l’information disponible, il est important de la communiquer et de s’assurer qu’elle est bien comprise.
Les Services de Santé au travail ont désormais accès à une multitude de données, qu’ils peuvent utiliser afin d’améliorer la Prévention.
On peut espérer que les industriels se servent de ces informations comme base de réflexion pour développer des nouveaux procédés ou produits les plus respectueux pour l’Homme et l’Environnement (limiter les expositions, les rejets....).

Conclusion

La règlementation Reach quoique imparfaite, permet d’augmenter la connaissance sur la dangerosité des substances chimiques soumises à enregistrement, d’évaluer et de caractériser les Risques liés à leur utilisation et de mettre en place des mesures afin de gérer ces Risques, d’interdire ou de restreindre petit à petit le substances les plus néfastes pour l’Homme et l’Environnement.
C’est une petite révolution dans l’histoire de l’Industrie chimique mondiale et l’Union européenne apparait comme leader dans ce domaine.

Riz Cadmium toxicité

Un article « Lanceur d’Alerte » du Monde du 17 mars 2018 (page 7) met en garde contre les effets toxiques du Cadmium, un des trois principaux Métaux Traces Toxiques (avec le Mercure et le Plomb) et qu’on persiste à classer dans les Métaux Lourds... pas si lourd que ça d’ailleurs ! Pour les chimistes, la densité du Cadmium est de 8,65 à 20°, pour, par exemple, 14,1 pour le Hg ce qui rapproche plutôt le Cadmium du Zinc (7,1) lequel est classé Métal Léger... Cherchez l’erreur ?


Il faut savoir qu’en France, l’apport alimentaire du Cadmium provient des fruits de mer (mollusques...) des abats animaux (rognons, foie...) mais aussi des céréales (blé, riz...) ce qu’on évite de mettre en avant et qui sont pourtant, à la base de la consommation quotidienne. Il ne faut pas oublier le Tabac, le Cannabis dont les fumées sont riches en Cadmium (en moyenne de 1 à 2 µg/jour).


En France, lors de plusieurs Colloques sur la Santé et les Produits chimiques, tant au Sénat qu’à l’Assemblée Nationale, l’ATC, par la voix de son Président, a mis en garde depuis de nombreuses années, concernant les effets perturbateurs endocriniens puissants des Métaux Traces Toxiques. En particulier, le Cadmium interfère avec les récepteurs des 3 Hormones sexuelles humaines (Testostérone, 17ß-Oestradiol et Progestérone). Ceci peut expliquer diverses graves pathologies dont les cancers touchant la sphère sexuelle (cancer de la prostate, cancer du sein...).
Il est important de signaler une éventuelle synergie avec certains pesticides (Organochloré, Glyphosate... ) réputés d’être aussi de puissants perturbateurs endocriniens touchant, entre autres, la sphère sexuelle.


Il serait urgent de mieux informer sur les Dangers du Cadmium et que le Gouvernement français prenne plus en considération les éventuels problèmes de Santé lors de l’importation de Phosphates (à base des Engrais phosphatés) plus ou moins riches, selon les provenances, en Cadmium.

Paris, le 12 avril 2018
André PICOT
Toxicochimiste
Président de l’ATC

image nanoparticules

Nicole PROUST sera présente au Centre culturel Jacques Brel, pour vous parler des "Nanoparticules dans les produits du quotidien".

Quand ? Jeudi 12 avril à 14h30 dans le cadre de l'UTL

Où ? Centre culturel Jacques Brel
Rue Jacques Brel
91140 VILLEBON-SUR-YVETTE

COLLOQUE PERTURBATEURS ENDOCRINIENS, EAU et SANTE
Quelles normes pour demain?

Nous vous attendons le 20 mars 2018 pour participer à ce colloque scientifique ouvert au public que nous organisons à Poitiers

Merci de vous munir de votre invitation, elle vous sera demandée à l'entrée. Les portes ouvriront à 9h00.

Objectifs du colloque :

« 96% des Français ont accès à une eau de qualité »… Ce bilan repose sur des valeurs calculées principalement en référence à la contamination par les pesticides et les nitrates. Or, la base scientifique, sur laquelle repose ce jugement, est aujourd’hui remise en cause pour les perturbateurs endocriniens.

A partir de l’exemple des normes nitrates et pesticides, ce colloque vise à lancer une réflexion sur la validité de l’évaluation de la qualité de l’eau au regard des données scientifiques récentes et de faire connaître les solutions de remplacement existantes. Les alternatives proposées intègrent les concepts d’exposome, d’effet cocktail et de contaminants émergents et s’inscrivent dans le contexte d’alimentation totale.

Le rapport du Joint Research Center, Centre de recherche de l'Union Européenne, paru en 2014, considère qu’il y a « un besoin urgent de réviser les outils et les paradigmes utilisés pour évaluer les substances chimiques dans l’environnement » et préconise une refonte de la réglementation en matière d'eau, en passant d'une approche substance par substance à une approche globale d'indicateur biologique.

Le rapport de l'IGAS sur la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens paru en février 2018 préconise de « Réviser les normes sanitaires élaborées sur la base du paradigme classique de la toxicologie afin de prendre en compte les spécificités d’action des PE ».

L'objectif du colloque est d'ouvrir ce débat sur la base des données scientifiques actuelles afin de protéger au mieux la santé humaine et la santé des écosystèmes.

Cet événement s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens (SNPE), du Plan National Santé Environnement (PNSE3) et des Plans Régionaux Santé Environnement (PRSE3) dont celui de la région Nouvelle-Aquitaine.

vous pouvez nous contacter à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Prochain Colloque de l'ARET :

Substances odorantes et sapides du plaisir des sens aux cibles biologiques

28 et 29 Mai 2018

Centre des Sciences du Goût et de l'Alimentation

- Université de Bourgogne - INRA- DIJON

 Bientôt programme et inscription disponibles : ICI